Parfois, emprunter le chemin boueux et prendre son pied

Parfois je sors l’engin et je prends le chemin boueux, celui qui fait plaisir, qui te donne chaud. Au début je vais doucement pour échauffer mes muscles, puis j’accélère la cadence, pour le plaisir. Parfois je me mets à penser, pendant ce temps ma créativité foisonne, les histoires s’enchaînent dans mon esprit. Puis je ralenti, pour me dire que j’ai de la chance d’être là et que j’aimerais que ça dure encore des heures. J’aime à penser que je suis le premier à passer par là même si je sais que souvent il y a eu beaucoup de passages avant moi. Puis, quand c’est terminé, je suis épuisé par tant d’efforts fournis pendant plus d’une heure quand la forme et l’envie sont là. Alors, avec le sentiment du devoir accompli, l’effet de la dopamine et de l’endorphine, enfin, je pose la bête, je reprends mon souffle et je me désaltère. Ensuite, après avoir retrouvé mes esprits, je prends le tuyau d’arrosage et j’enlève la boue coincée dans le dérailleur et les freins de ma monture.

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